À propos

Colloque international
REPENSER LE POLITIQUE À TRAVERS DES IMAGINAIRES DISPERSÉS
Vendredi 18 septembre et samedi 19 septembre 2015
Carrefour des Arts et des Sciences (C-3061)
Pavillon Lionel-Groulx (3150, rue Jean-Brillant)
sous la direction de Laura T. Ilea, Simon Harel et Livia Monnet,
avec la collaboration d’Erin Manning, de Corin Braga et d’Érik Bordeleau

Le colloque Repenser le politique à travers des imaginaires dispersés pose la question de l’efficacité des sciences humaines dans des contextes géopolitiques différents et part de la présupposition du déplacement de la géopolitique de la connaissance (Lewis Gordon, 2006).

Ce colloque interuniversitaire a l’intention de souligner, d’une part, le partenariat récent entre trois laboratoires de recherche — le Laboratoire sur les récits du soi mobile de l’Université de Montréal, le SenseLab de l’Université Concordia et le Centre Phantasma de l’Université Babes-Bolyai en Roumanie —, qui se consacrent à l’exploration de la pensée en mouvement (les processus sociaux, politiques et de création), aux récits du soi mobile et aux structures de l’imaginaire et, de l’autre, la nouvelle entente entre la section Littérature comparée du Département de littératures et de langues du monde de l’Université de Montréal et le Département de littérature comparée de l’Université de Cluj-Napoca. Aussi, le colloque étend-il le débat à d’autres centres de recherches en France et au Québec, notamment l’Université Michel de Montaigne (Bordeaux 3), le centre de recherches sur les littératures et la sociopoétique (CELIS) de l’Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand), le centre de recherche Société, droit et religions de l’Université de Sherbrooke et le centre de Film and Moving Image Studies de l’Université Concordia.

Cet exercice de repenser le politique à travers des imaginaires dispersés constitue un essai de récupération et de reconfiguration. La perspective décoloniale propose un type de connaissance en conflit avec le modèle des Lumières de la société occidentale. Notre projet s’appuie sur la présupposition de non-exhaustivité qui pose le problème du politique à partir de la perspective d’une récupération de la mémoire traumatique, de la destructivité de la torture, de l’antiutopie, des constructions de la différence, du caractère dysphorique et parfois traumatisant de l’écriture migrante ; de l’itinérance, de la migration, des cultures autochtones ; des politiques de la communauté et de l’espace ; de la pensée ranciérienne de l’art et du politique ; des traces du sacré et de ses implications pour la pensée littéraire et philosophique dans le contexte mondial ; de l’exil et de l’exophonie, des pratiques culturelles telles que l’écriture expérimentale, l’archive, la théorie de la mondialisation, la notion de récit de soi en résistance.


International Conference
RETHINKING POLITICS THROUGH SCATTERED IMAGINARIES
Friday, September 18, and Saturday, September 19
Carrefour des Arts et des Sciences (C-3061)
Pavillon Lionel-Groulx (3150, rue Jean-Brillant)
Université de Montréal

Organized by Laura T. Ilea, Simon Harel and Livia Monnet,
In collaboration with Erin Manning, Corin Braga and Érik Bordeleau

On September, 18 and 19, the conference Rethinking Politics through Scattered Imaginaries will aim to discuss the utility of the humanities and social sciences within various geopolitical contexts, in addition to addressing the possibility of shifting the geopolitics of knowledge or the geography of reason. This interuniverity conference will also usher in a partnership between three research laboratories—the Laboratoire sur les récits du soi mobile at Université de Montréal, the SenseLab at Concordia University, and the Centre Phantasma at Université Babes-Bolyai (Romania)—dedicated to the study of thought in motion (social, political, and creative processes), individual stories of mobility, and structures of the imagination. Furthermore, the conference celebrates the recent collaboration between the Comparative Literature section of the Department of World Languages and Literatures, Université de Montréal and the Department of Comparative Literature, Babes-Bolyai University, Cluj-Napoca, with a view to extending the discussion to other research centers both in France and in Quebec: the Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique (CELIS) at Université Blaise Pascal (Clermont Ferrand), the Centre de Recherche Société, Droit et Religions at Université de Sherbrooke, and the center for Film and Moving Image Studies at Concordia University.

The act of rethinking politics through scattered imaginaries and images marks an attempt to recover and rearrange the geopolitics of knowledge. While the decolonial approach draws on a mode of thinking divorced from Western Enlightenment, our project posits non-comprehensiveness as a premise and examines the fields of politics through the recovery of traumatic memory, the destructiveness of torture, anti-utopia, constructs of difference, the dysphoric and traumatic nature of migration literature, experiences of migration and homelessness, aboriginal cultures, spatial and communal politics, Jacques Rancière’s work on art and politics, traces of the sacred and its global implications within literary and philosophical movements, exile and exophony, and diverse cultural practices such as experimental writing, the archive, globalization theory, and autobiographical writings.